Une carrière en soudage

Tout, à partir des ponts jusqu’aux édifices, en passant par les technologies destinées à sauver des vies comme les stimulateurs cardiaques, doit passer par les mains d’un professionnel en soudage

Au Canada, la profession de soudeur exige une main-d’œuvre hautement qualifiée et dévouée en raison des champs d’application de ce métier spécialisé. Tout, à partir des ponts jusqu’aux édifices, en passant par les technologies destinées à sauver des vies comme les stimulateurs cardiaques, doit passer par les mains d’un professionnel en soudage qui a consacré de nombreuses années à apprendre le métier, à s’entraîner et à perfectionner ses compétences.

Le soudage n’est plus perçu comme un « métier ingrat », mais bien comme une profession qui « fusionne » le monde et qui joue un rôle prépondérant dans l’économie canadienne. Pour devenir soudeur, il faut franchir plusieurs étapes. L’époque où n’importe qui pouvait s’improviser soudeur est révolue; un diplôme d’études secondaires est désormais requis. Certaines écoles secondaires offrent la formation professionnelle et d’autres proposent des programmes à double reconnaissance de crédits.

Une fois votre diplôme d’études secondaires obtenu, l’étape suivante consiste à choisir le bon établissement post-secondaire. La plupart des établissements collégiaux offrent des programmes d’un an, de deux ans ou de trois ans sur les procédés de soudage, la métallurgie et d’autres cours pertinents afin de préparer l’étudiant à la prochaine étape de sa carrière de soudeur.

Les programmes et exigences de formation des apprentis de chaque province et territoire comportent certaines similitudes, mais aussi des différences à considérer. Il est donc de mise pour les étudiants en soudage de vérifier attentivement les lois applicables auprès de l’autorité en matière d’apprentissage et de certification de leur province ou territoire. La formation d’apprenti constitue habituellement une entente officielle entre un apprenti, un employeur et l’autorité d’apprentissage provinciale pertinente. L’apprenti est ensuite jumelé avec un établissement de formation technique. Durant cette période, l’apprenti « gagne de l’argent tout en apprenant », puisqu’il peut occuper un emploi rémunéré tout au long de sa formation. En outre, il existe de nombreux programmes d’aide financière permettant de couvrir les frais de scolarité. Un programme de formation des apprentis combine généralement la formation pratique sur le terrain fournie par l’employeur et la formation technique en classe fournie par l’établissement d’enseignement.

Une fois qu’il a complété le nombre d’heures d’apprentissage recommandées de même que tous les niveaux de formation technique, l’apprenti peut passer l’examen afin d’obtenir un certificat de compagnon, soit le premier échelon dans la profession de soudeur. Après avoir obtenu cette désignation, il pourra obtenir sa carte de compétence du Sceau rouge. De nombreux établissements de formation technique offrent l’examen interprovincial du Sceau rouge en même temps que l’examen de certificat de compagnon. La mention Sceau rouge est très prisée et démontre que le soudeur est hautement qualifié, tant sur le plan technique que pratique, et assure la reconnaissance de ses compétences partout au Canada.

Pour certains, ceci pourrait constituer la dernière étape de leur apprentissage en vue de devenir soudeurs qualifiés, mais pour d’autres, des certifications additionnelles, comme les cartes de qualification pour le soudage de charpentes ou sous pression, peuvent aussi être obtenues. De nombreuses possibilités s’offrent aux soudeurs qui souhaitent faire progresser leur carrière. En effet, un soudeur peut envisager, notamment, une carrière d’inspecteur ou de superviseur en soudage, d’ingénieur, de plongeur-soudeur, de soudeur dans le secteur aérospatial ou des nanotechnologies, de propriétaire d’atelier, ou même dans la vente ou comme éducateur.